LAssociation Catherine de Coarraze a t cre en 1993, suite la publication du livre de Jacques Ducos, intitul "Aspet et son canton".
Aspet a t le sige d'une importante seigneurie. L'Association a pris le nom de sa baronne la plus illustre, dame Catherine de Coarraze, qui nous consacrons ci-dessous une notice.
L'Association s'est donn pour mission la dcouverte et la sauvegarde du patimoine du canton d'Aspet, sous toutes ses formes (conomiques, historiques, artistiques, etc.). Elle est ouverte aux personnes qui sintressent au patrimoine de la rgion dAspet.
Pour obtenir des renseignements sur la vie de l'Associaition et sur ladhsion l'Association, crivez-nous.
LAssociation publie, trois fois par an, un Bulletin, rserv aux membres de lAssociation. Nous donnons ici le sommaire de quelques numros de ce Bulletin.
Les manifestations, organises chaque anne autour dun thme, visent un large public. Il sagit dexpositions, de confrences, de concerts, de visites, etc.
L'Association anime, depuis 2001, le carillon de l'glise d'Aspet, qu'elle a contribu rnover.
LAssociation publie des livres ou des brochures en relation avec les centres dintrt annuels.
Titre |
Anne |
Pages |
Prix |
Jacques Ducos : Aspet et son canton |
1993 |
270 |
Epuis |
Andr Boury, musicien et pote gascon |
1994 |
200 |
15,00 |
Tours et chteaux du canton dAspet |
1995 |
80 |
4,50 |
M.-L. Pellan : Encausse-les-Thermes, hier et aujourd'hui |
1997 |
220 |
15,00 |
P.-E. Oussset : Les fondations pieuses de la paroisse d'Aspet |
2006 |
76 |
4,00 |
|
|
1996 |
60 |
3,80 |
Jacques Ducos : Sainte-Anne dAres et Girosp : deux fondations de Prmontrs en Comminges |
1997 |
28 |
3,80 |
Jacques Ducos : Le carillon de lEglise dAspet |
1997 |
40 |
3,00 |
Jacques Ducos : Les fresques de Nicola Greschny aux Thermes d'Encausse |
1997 |
28 |
3,00 |
Jacques Ducos : Marie-Jeanne Rumbe, soeur Josphine de Jrusalem |
1999 |
40 |
3,80 |
P.-E. Ousset : Histoire de la seigneurie d'Aspet |
1999 |
80 |
6,80 |
P.-E. Ousset : Le consulat d'Aspet du XIVe sicle la Rvolution |
1999 |
80 |
7,50 |
Trsors religieux du canton d'Aspet (exposition 1999) |
1999 |
64 |
4,50 |
Jacques Ducos : Histoire de la chapelle de Migecoste |
1999 |
52 |
3,80 |
P.-E. Ousset : La judicature d'Aspet |
2000 |
68 |
6,80 |
Jacques Ducos : Le cardinal Romain Sourrieu |
2000 |
86 |
6,80 |
P.-E. Ousset : La paroisse d'Aspet |
2000 |
80 |
6,80 |
Collectif : Aspet, ses rues, ses places, ses monuments |
2001 |
44 |
3,00 |
CD : Les cansous de Boury au carillon de l'glise d'Aspet |
2001 |
CD |
13,00 |
Jacques Ducos : La coutume d'Estadens |
2002 |
44 |
3,00
|
|
|
2003 |
364 |
20,00 |
Jacques Ducos : Les Coarraze, seigneurs d'Aspet |
2002 |
52 |
3,50 |
Jacques Ducos et Jean-Pierre Blanc : Marsoulas, village martyr |
2004 |
272 |
15,00 |
Jacques Ducos : Jean-Etienne Bartier, baron de St Hilaire, marchal de camp de Napolon I |
2007 |
36 |
Gratuit |
Jacques Ducos : Biographie et aventures d'un colporteur pyrnen devenu chercheur d'or en Australie |
2004 |
80 |
4,00 |
Jacques Ducos : La coutume d'Aspet et autres textes |
2005 |
60 |
4,00 |
Aux Editions Catherine de Coarraze, Le Pr Commun, 31160 Aspet
Dernires parutions : - Rdition de "Marsoulas, village Martyr" - Biographie et aventures d'un colporteur devenu chercheur d'or
L'Association a pris le nom de "Catherine de Coarraze". Cette dnomination mrite une explication. Aspet a t gouverne par des barons jusqu' son rattachement la Couronnne de France en 1607, sous Henri IV, qui fut son dernier baron. Au cours du XVe sicle, c'est la dynastie des Coarraze (originaire du Barn) qui gouverna la baronnie. La dernire baronne de cette dynastie fut prcisment Catherine. A sa mort la baronnie changea de mains. L'histoire de la seigneurie d'Aspet a t raconte en dtails dans le livre de Jacques Ducos : Aspet et son canton (Pyrgraph 1993), aujourd'hui puis, mais dont l'essentiel a t repris dans un autre ouvrage :"Le canton d'Aspet", dit en 2003 et dont la deuxime dition est parue en 2007.
Bien des lgendes courent sur "la bonne baronne". Hippolyte Cabannes les a racontes dans un article publi, il y a de longues annes, dans la Revue de Comminges. Nous reproduisons ici les principaux passages de cet article.
La dynastie des Coarraze
Catherine de Coarraze succda son pre Raymond-Arnaud (qui fut un des compagnons de Jeanne d'Arc) et fut, comme lui, trs populaire dans la contre. Elle s'attacha se concilier les populations par son affabilit et par ses largesses. Elle orna la ville d'Aspet d'une fontaine monumentale qui fournit l'eau dans la cit. Elle laissa des biens l'glise d'Aspet qui, en commmoration de ce bienfait, ordonna tous les jeudis soirs, la sonnerie de l'Anglus, des prires pour le repos de son me. La maison qu'habitait Catherine de Coarraze existait encore nagure, et la rue qui aboutit de cette demeure l'glise s'appelle aujourd'hui : rue de Madame. Les rares pices authentiques conserves Aspet, et que nous avons parcourues, ne mentionnent pas d'autres faits sur la vie publique de Catherine de Coarraze. Mais la tradition, une tradition vivace, a perptu jusqu' nos jours, dans les divers lieux qu'elle a habits, le souvenir de la fille de Raymond-Arnaud et quelques uns des actes de sa vie qui en font, en quelque sorte, un personnage lgendaire.
Les chaussures de la baronne
Madame de Coarraze tait atteinte, parat-il, d'une difformit qui l'affectait beaucoup, elle grande dame expose se trouver frquemment dans les socits les plus brillantes de l'poque. Selon les uns, elle tait pied bot, selon d'autres elle avait un pied de biche, et par suite d'une coquetterie fort excusable elle ne voulut jamais consentir laisser prendre la mesure de ses pieds par l'ouvrier qui fabriquait ses chaussures. Un jour, cependant, il se trouva un cordonnier d'Aspet qui parvint, l'aide d'un subterfuge fort ingnieux, connatre la vritable conformation du pied de Madame de Coarraze. De connivence avec la domestique de la baronne, il fit rpandre au bas de son lit une paisse couche de cendres. Le lendemain, Madame de Coarraze laissa dans la cendre l'empreinte de son pied. e cordonnier s'empressa de prendre cette empreinte et confectionna la chaussure en consquence. Cette chaussure se trouvait fort bien faite. Nanmoins, la baronne de Coarraze s'aperut de la supercherie et la domestique fut renvoye pour "crime de haute trahison".
Les mariages
La difformit qui l'affligeait tant n'empcha pas Catherine de Coarraze de se marier deux fois. En 1444, elle pousa en premires noces Mathieu de Foix, comte de Comminges, veuf de l'infortune Marguerite, qui avait pass une grande partie de sa vie en captivit. De son mariage avec Mathieu de Foix, Catherine eut trois enfants : Marguerite, Jeanne et une autre galement appele Jeanne, dont, plus tard, le tuteur fut Gaston IV de Foix. Devenue veuve en 1453, Madame de Coarraze pousa, du consentement de son pre, le 30 septembre 1461, Jean, comte de Carmaing.
Le chteau de Galey
Elle habitait, alternativement les terres de son mari et Aspet, mais de prfrence cette dernire ville o une partie de son enfance s'tait coule. Elle avait aussi une autre rsidence de prdilection qu'elle aimait visiter souvent. Elle possdait Galey, village de la Bellongue, le chteau fodal de Durfort, situ dans une position ravissante, sur le flanc mridional des montagnes d'Arbas et dominant l'admirable valle de la Bellongue. (...) A mi-chemin de Galey et d'Augirein, sur un plateau dominant tout le pays, s'levait le chteau fort appartenant Madame de Coarraze, appel dans le pays "ec castech". Ce chteau, dont pendant longtemps nous avons pu contempler les ruines, tait entour d'pais remparts, protgs eux-mmes par un large et profond foss, aliment d'eau par le ruisseau de Bidarros. Vers 1355, presque au dbut de la guerre de cent ans, le prince de Galles envahit la Gascogne et, s'avanant vers les Pyrnes, ravagea une partie du Comminges. La tradition rapporte que, post sur le mamelon de Saint-Jean, l'est du chteau et tout prs de la petite et vieille glise Sainte-Genevive qui existe encore, un parti d'Anglais attaqua la forteresse. Mais le Prince Noir ayant t rappel prcipitamment vers le Quercy, les Anglais abandonnrent le Comminges, qu'ils avaient couvert de ruines, et le chteau fut prserv? Hlas ! on vient de vendre les dernires pierres d'une tour carre qui avait, quoique dlabre, survcu en partie aux injures du temps. Cette tourelle tait si solidement construite que sa dmolition a exig un travail pnible et des bras vigoureux. Aujourd'hui il ne reste plus rien de ce monument que le sol converti en champs et en prairies. Les vandales modernes, aussi barbares que leurs devanciers, ont accompli leur oeuvre ! C'est ce chteau que Madame de Coarraze se plaisait faire de frquentes apparitions et, aprs la mort de son second mari, elle en fit presque sa rsidence habituelle.(Ndlr : cette affirmation n'est pas partage par tous). Par ses manires affectueuses et ses libralits, elle s'attira l'estime et l'affection des habitants de Galey. D'aprs la tradition, elle fit construire le calvaire qui existe encore et fit bon nombre de donations aux habitants. Mais Catherine de Coarraze avait un travers dont l'exagration devait la conduire sa perte. Elle se livrait sans mnagement des excentricits ruineuses. On dit que, des animaux qu'elle faisait abattre, elle ne mangeait que la molle des os, livrant la viande aux habitants vil prix ou gratuitement. Ce fait trange parat bien tabli, car la tradition conserve Galey concorde parfaitement avec celle qui a cours dans les autres localits de la Bellongue, et aussi avec celle qui a cours Aspet.
Les prodigalits
On dit galement qu'elle avait fait don l'glise de Galey d'une cloche d'argent. Voici ce qui avait donn lieu ce bruit : lors de la refonte des cloches, en 1483, Madame de Coarraze s'oppos ce qu'on les envoyt Toulouse. Elle fit venir des fondeurs ses frais et procda, galement ses frais, l'installation d'une fonderie ; puis elle faisait jeter dans le four en bullition des tabliers pleins de pices d'argent. (Ndlr : la tradition veut qu'elle ait fait de mme Aspet). Ces folles prodigalits, trop souvent rptes, eurent, est-il besoin de le dire ? des consquences dsastreuses pour Madame de Coarraze. Quand, pousse par la ncessit, elle se rsolut examiner froidement sa situation, elle comprit qu'elle tait perdue, que sa fortune tait anantie. En vain, pour tcher de remdier un tat de choses absolument dsespr, vendit-elle la baronnie d'Aspet Jean, comte d'Etampes, pour la somme de douze mille "fleurins", cette somme ne put suffire combler le gouffre bant de ses dettes.
La retraite et ses mystres
Sa ruine tait bien complte, et bientt les cranciers vinrent frapper sa porte. "Ah ! disait-elle dans sa dtresse, ah ! si j'avais su que le pain de bl noir tait si bon, j'en aurais fait ma nourriture quotidienne et je serais encore Madame de Coarraze dans toute sa splendeur". Cependant, d'aprs la tradition, Madame de Coarraze ne perdit pas la tte : une nuit de 1483, la nuit de sa fuite de Galey, elle fit ferrer ses chevaux l'envers, la pince tourne du ct du talon, de manire ) dpister les cranciers acharns sa poursuite, et elle disparut. Elle disparut, comme autrefois ces fes bienfaisantes se drobaient soudain la vue des mortels qu'elle avait charms. Selon les uns, elle se retira Notre-Dame du Pilar Saragosse o elle mourut ; selon d'autres, elle se rfugia Toulouse, au couvent des Soeurs hospitalires de Saint-Cyprien dont elle serait devenue suprieure ; et Castillon d'Aspet pense que Madame de Coarraze alla mourir Aspet. Nous ne saurions admettre cette dernire version. Avec sa fiert de grande dame, Catherine de Coarraze ne pouvait accepter un rle subalterne dans une ville o elle avait en quelque sorte rgn en souveraine, o elle avait dict des lois et dont le nom avait t rehauss par les hauts faits de son illustre pre. Son amour-propre et trop cruellement souffert d'un pareil changement de situation. D'ailleurs, jusqu' ce jour, aucun document authentique n'a rvl, que nous sachions, le lieu o est morte cette dame infortune. D'aprs la seconde version, la baronne de Coarraze se serait retire Toulouse au couvent des Dames Hospitalires de Saint-Cyprien. L'abb Duclos affirme que Madame de Coarraze se serait retire Toulouse, non par suite de ses dsastres financiers, mais bien pour cacher et expier des actes de faiblesse coupable. Et Hippolyte Cabannes rapporte le rcit emprunt par l'abb Duclos un roman de Frdric Souli, pour en rcuser le moindre caractre historique. L'histoire tourne autour d'une fille naturelle, Colombe, qu'aurait eu Dame Catherine. L'article se termine ainsi : La vie prive de Madame de Coarraze tait parfaitement connue des populations, aussi bien Aspet qu' Galey, et, si elle avait donn lieu des actes rprhensibles, la lgende s'en serait empare comme elle s'tait empar de ses excentricits ; mais, au contraire, sa mmoire s'tait perptue sans tche jusqu' ce jour, et aujourd'hui encore les habitants de Galey aiment se rappeler, dans les longues veilles d'hiver, le souvenir de celle qui fut la bienfaitrice de leurs aeux.
SOMMAIRE DES BULLETINS
Bulletin n 17 : Mai 2002
Editorial Les dgts du temps (monuments en pril) La dynastie des Coarraze (II) Le carillon de lglise dAspet il y a un sicle A propos de Bouchard et de la statue du Faucheur
Bulletin n 18 : septembre 2002
Un vieux rve ralis : 4 nouvelles cloches Aspet Bilan de lt Le carillon dAspet Les Coarraze, seigneurs dAspet (III) Manifestation Aspet sexpose Exposition Richesses campanaires et Portet
Bulletin n 19 : janvier 2003
Programme 2003 La chapelle St Jean Baptiste Estadens Inauguration des nouvelles cloches au carillon dAspet Journes du patrimoine
Bulletin n 20 : mai 2003
Proverbes de Portet-dAspet : Mmoire porteraise Couvre de laile harmonis Concerts campanaires Les Transpyrnennes A propos du prophte de Milhas
Bulletin n 21 : septembre 2003
Lancement du livre Le canton dAspet Un clocher pour lglise dAspet ? Souvenirs denfance de Ferdinand Dupuy, de Ganties Mmoire porteraise (suite et fin) Sobriquets dArbon
Bulletin n 22 : janvier 2004
LAssociation en deuil : Nnou Tancrde Les chantiers de lAssociation Souvenirs de jeunesse de Ferdinand Dupuy (suite) Les Missions paroissiales aux XIX et XX sicles.
Bulletin n 26 : Mai 2005
Nouvelle saison Dans les greniers La fontaine d'Aspet Campanejades Sur Marsoulas L'glise de Montgauch L'auge cinraire de Sepx
Bulletin n 30 : mai 2006
Animations d't La "coutume" d'Aspet Chapelle du Verdier Payssous rhabilitation de la maison des Prmontrs Girosp La Croix du chne de Ganties
Bulletin n 31 : septembre 2006
Nouvelle brochure : les Fondations pieuses de la paroisse d'Aspet Prix Julien Sacaze pour les auteurs de "Marsoulas village martyr" Rdition du livre "Le canton d'Aspet" Les mystres du donjon de l'glise d'Aspet Spcial "carillon"
Bulletin n 33: janvier 2007
Projets et ralisations Retour des tableaux des vanglistes l'glise d'Aspet Une surprise de taille : la tour du Chucaou revue et corrige Le marchal Bartier de Saint-Hilaire
Bulletin n 34 : mai 2007
Pose d'une plaque commmorative au Marchal Bartier Statue du faucheur Visite de la ville Visite des chteaux Sur le clocher de l'glise d'Aspet
Bulletin n 35 : septembre 2007
Programme de l't Registre du Conseil de Fabrique de la paroisse d'Aspet au XIXme sicle (1) Nouveau sie Internet de l'Association L'origine (fantaisiste) du mot "Aspet" sur Vikipedia
Bulletin n 36 : janvier 2008
Animations La Fte-Dieu dans les annes 1930 Registre de la Fabrique d'Aspt (2) Sur la descendance de Raymond At A propos de l'Htel du carillon Aspet
Bulletin n 37 : mai 2008
Manifestations de l't Sur un certificat d'tudes Rflexions sur les murailles d'Aspet A propos de Bouchard et du Faucheur
Bulletin n 38 : setembre 2008
Andr Boury et autres sujets L'exposition et le carillon A propos de soeur Josphine de Jrusalem Un tmoignage prcieux sur l'incendie de l'glise d'Aspet en 1955 Retour sur Andr Boury |