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Une notice sur les coutumes d'Estadens est disponible, sur demande à l'Association. La commune d'EstadensEstadens comprend plusieurs hameaux. Le plus important est celui de Pujos-Saint-Paul. La Mairie et l'église paroissiale se trouvent au quartier du Plan.
La tour de guet de PujosFace au village de Pujos, sur un éperon rocheux et boisé, dominant l'église Saint-Paul et la grotte, il existait, autrefois, au lieu-dit : "Et Castet dèra Palo", une tour de guet. Il n'en reste plus qu'un monceau de pierres.
Les châteaux d'EstadensEstadens conserve les restes de deux châteaux, l'un au centre du village, près de l'église et de la mairie, l'autre sur une colline voisine, appelé "Le La communauté d'Estadens appartenait à la baronnie d'Aspet et les seigneurs d'Aspet ont toujours été seuls seigneurs d'Estadens. 1. Le château de la Comère
Références au château dans la Charte des coutumes.
confirmées en 1424 puis en 1430. Le texte original a malheureusement disparu. La copie, produite lors d'un procès, a été longtemps conservée à la Mairie. Elle doit se trouver aux Archives départementales. La Charte contient de nombreuses références à ce château, qui ne manquent pas d'intérêt pour se faire une idée de la fonction de cette construction. En voici un résumé.
Il est dit que les consuls détiennent les clefs de l'enceinte du château et qu'ils prennent les décisions qui s'imposent pour la garde et le guet en cas de besoin. Ils ne sont pas tenus de faire effectuer des travaux dans le château et dans la tour : ils sont simplement chargés de l'entretien de l'enceinte et de la porte. Le château doit être occupé en permanence : le "châtelain" (gouverneur au nom du seigneur) doit y rester jour et nuit, il doit avoir feu et vivres dans ledit château. Le château possède une prison. Il n'est donc pas symbole de puissance, mais de protection. Le texte fait, en outre, référence aux défens de la ville, ce qui signifie que le village devait être fortifié. Jusqu'au rattachement de la baronnie d'Aspet à la couronne, sous Henri IV, Estadens n'a pas eu de seigneurs particuliers. "Pour quelques fiefs à Estadens, note P.-E. Ousset, des particuliers ont pu se dire seigneurs "audit" lieu d'Estadens et non "dudit" lieu d'Estadens". Dans le chapitre qu'il consacre au fief de la Comère, P.-E. Ousset (Notices sur Aspet, manuscrit) apporte les précisions suivantes : le château et les terres appartenaient à une branche de la famille Bordes, qui en portait le titre seigneurial. Au XVIe il fut acquis par Jean Ier d'Ustou Montgaillard. En 1571, François Lorsqu'en 1642 Louis XIII met en vente le domaine royal, Jean d'Ustou-Montgaillard s'en porte acquéreur. La possession est de courte durée, le retour au domaine royal ayant eu lieu en 1667. En 1716, Jean III cède le fief aux de Boussac, à l'occasion du mariage de sa sœur Marguerite avec Jean de Boussac, seigneur de Chaum. Le Compoix de 1773 donne la liste des possessions seigneuriales. "Monsieur de la Comère" possède un château, écuries, granges, basse-cour, jardin, terres labourables et pré à la Comère et a Croustet. Ses 25 pièces de terre (comprenant deux moulins à farine avec canal d'amenée) totalisent une surface de 71 arpents. Le château avait donc changé de mains depuis 1571, si l'on admet qu'à cette date il appartenait à la famille d'Ustou. La Révolution confisqua La Comère à Jean-Baptiste de Boussac, qui émigra. Le château et les terres qui en dépendaient furent vendus pour 21 487 francs. Les deux familles nobles possédaient le sixième des terres du consulat d'Estadens. Une des originalités du château d'Estadens, c'est qu'il ne se trouve pas sur une hauteur, mais au centre même du village, près de l'église paroissiale, qui fut sans doute le siège d'un prieuré (sur lequel on a fort peu de renseignements). Il était destiné à la protection de la population qui s'était établie tout autour. En 1924, J. d'Elne (Revue de Comminges 1924, p. 39) donnait les précisions suivantes : "Le donjon n'a pas bougé : il n'a ni toiture ni fenêtres. Les ruines du corps de logis rattaché au donjon accusent très nettement le style du XVIIe siècle. La porte d'entrée avec ses encadrements à pilastres, ses frises Voici maintenant la description faite par Mondon en 1931 : "C'est un rectangle flanqué de deux tours d'angle carrées encadrant le principal corps de logis. Comme le reste de l'édifice, et hautes actuellement de 17 mètres environ, les tours sont intérieurement divisées en plusieurs étages correspondant sans doute aux cinq fenêtres de petite dimension s'ouvrant sur la façade sud de la tour droite assez bien conservée. De celle de gauche, il ne reste plus que la Etat actuelLes choses ont bien changé depuis 1931. L'enceinte reste ce qu'elle était. Elle forme un rectangle de 110 mètres sur 80 environ et elle est aujourd'hui propriété communale. Dans une ferme voisine on peut encore voir le pigeonnier (signalé dans l'inventaire de 1773), qui ne manque pas d'allure. Du château proprement dit, il ne reste plus qu'une des deux tours (le donjon) signalées par Mondon. Les matériaux du château ont été utilisés par la population comme carrière de pierres : il n'y a pratiquement pas de matériaux au sol. La tour restante (dite "tour de droite" dans la description de Mondon) n'a plus aujourd'hui qu'une dizaine de mètres et trois niveaux de fenêtres. On voit encore au sol les fondations de plusieurs murs, mais l'essentiel a disparu en l'espace d'une cinquantaine d'années. C'est vraiment dommage ! L'intérieur de la tour restante est un rectangle imparfait d'environ 5 mètres de côté. A l'intérieur, on distingue parfaitement la séparation des étages : il y en a actuellement trois. Les fenêtres des façades nord et est ont une ornementation différente, mais elle sont d'un type très voisin. L'épaisseur des murs varie entre 60 et 80 centimètres. Les intempéries ont peu à peu raison de la bâtisse, qui a perdu, en 2002, presque toute la partie haute. 2. Le CastérotEstadens possède les ruines d'un deuxième château, appelé "Le Castérot". Il est situé entre Prat de Biros et Estadens-Dessus. Si l'on en croit la notice écrite par l'instituteur du village en 1885, le "château de Coarraze au Mont Castérot" aurait été détruit sur ordre de Richelieu (comme celui d'Encausse). Du Castérot il ne reste plus que quelques traces au sol. L'inventaire de 1773 signale au nombre des biens d'un riche propriétaire, les murs d'un vieux château et d'une chapelle et terre inculte au Castet. Cette construction, qui n'a pas laissé d'autres traces écrites, s'inscrit très certainement dans le réseau des tours à signaux. Vu sa situation, elle pouvait communiquer avec le château de Montespan et avec la tour du Chucaou d'Aspet. Mais la présence d'une chapelle castrale amène à se poser des questions Notons, à ce propos, que le village d'Estadens, à l'habitat réparti en plusieurs hameaux, possédait plusieurs édifices religieux. Il y avait d'abord l'église paroissiale, au Plan, l'église de Saint-Paul, dans le vallon du même nom, la chapelle du Fond de la Vielle, dédiée à Sainte-Magdelaine (disparue à la Pour l'histoire d'Estadens, on se reportera au livre de Jacques Ducos, Aspet et son canton, et pour l'histoire religieuse à la brochure : Trésors religieux du canton d'Aspet.
Eglise de Saint-Paul
Aujourd'hui pèlerinage le 29 juin. Jusqu'à la dernière guerre, la célébration de Saint Paul se doublait d'une fête profane très fréquentée. Il était de tradition d'y acheter des sifflets (une "Cansoun" de Bouery, Et piouletoun, y fait référence). Portail : Très original. De style gothique. Arc en accolade. L'extrados est orné de quatre feuilles de chou. Bouquet de feuilles de chou également au sommet. A droite, un buste nu, représentant un personnage non identifié. Inscription au-dessus : DELECTARE I DNO // ET DABI PETI // CIONES CORDIS (Réjouis-toi dans le Seigneur et il te donnera les demandes de ton cœur). Autre inscription : VILAT J VILAC PUIOCUS (Vilat, J. Vilac, de Pujos). Inscription au-dessus du portail : I BOC ALIAS CADUCS. C'est certainement le nom et le surnom du sculpteur.
Le retable en bois doré de la chapelle Saint Paul est du XVIIe siècle. Refait et redoré en 1867. De part et d'autre, statues en bois doré de St Pierre et de St Paul. La statue de Saint Paul qui se trouve sur le mur nord est classée. Reliquaire dans le socle. Vierge à l'enfant du XVIIIe siècle. Dans la chapelle Sainte Anne, ajoutée au XVIIIe siècle, retable avec Christ de facture rustique. Groupe en bois représentant Sainte Anne et la Vierge, classé. Restauré en 1830. Autel gallo-romain : Curieux monument. Sur le devant, croix grecque, sur le socle, un svastika. Sur un côté, animal stylisé, sans doute taureau (culte de Cybèle ?), sur l'autre animal non identifié (loup, chacal ?)
Cimetière : La croix du cimetière porte la date de 1776. L'inscription : IN HOC CIGNO VICES (In hoc signo vinces = par ce signe tu vaincras : référence à la conversion de l'empereur Constantin). L'ensemble de l'édifice a été restauré il y a quelques années à peine.
Grotte de Saint-PaulElle s'ouvre juste en-dessous de l'église. On vient traditionnellement boire de cette eau, qui a la réputation d'opérer des guérisons. Jules Dupin, dans son ouvrage "Célébrités du canton d'Aspet" (épuisé), parle à son propos de "nécropole gauloise", sans justifier autrement cette affirmation. Il ajoute : "Peut être considérée comme unique au monde en raison de son rayonnement ; radioactivité avec dégagement du rayon gamma". A l'intérieur de cette grotte ont été découverts des vestiges préhistoriques, en particulier un crâne d'ours des cavernes et des restes humains datant de l'âge du bronze. Une autre grotte, dite "grotte du Moulin" s'ouvre un peu en aval et elle débouche sur le même ruisseau.
Eglise paroissiale Saint-Nicolas
Elle avait été précédée d'une autre église, dédiée à Sainte Madelaine, au quartier d'Estadens-la-Vielle, et qui a totalement disparu.
Le clocher, massif, pourvu de meurtrières, pourrait avoir été un élément du système de défense, si l'on en juge pas la voûte de l'étage inférieur. Il sera refait en 1830. Agrandie au XIXème siècle, l'église bénéficiera d'une restauration en 1965 : réfecton de la toiture et de la voûte, reconstruction du porche, ravalement intérieur des murs. C'est un édifice à nef unique et à chevat plat, voûtée en anse de panier.
Chapelle de PujosLe hameau de Pujos possède une chapelle, qui n'est pas désaffectée, mais qui n'est plus utilisée pour le culte. En effet, le cimetière du hameau est autour de l'église de Saint-Paul et les sépultures ont lieu à Saint-Paul.
Cette chapelle a été construite au XIXème siècle, à une époque où les habitants de Pujos souhaitaient que leur hameau soit séparé d'Estadens et érigé en commune. La partition n'aura pas lieu, mais la présence d'une chapelle au milieu du hameau avait paru être un argument. On a vu la même chose, mais avec succès, pour Herran vis-à-vis de Fougaron. L'édifice n'est pas dépourvu de charme, mais il est sans intérêt architectural.
Chapelle Saint-Jean-BaptisteJuste au-dessus de l'église paroissiale, au milieu d'une petite esplanade, on voit encore les restes d'une chapelle dédiée à Saint Jean Baptiste, aujourd'hui à l'état de ruine.Elle devait avoir quelque intérêt puisqu'elle possédait un retable, dont on voit encore des vestiges.
Quand on arrive à l’église d’Estadens, on continue sur la gauche, puis on emprunte un chemin qui, quelques centaines de mètres plus loin, débouche sur une terre-plein boisé, au centre duquel se dressent les ruines d’une chapelle dédiée à Saint-Jean-Baptiste.L’édifice est en très mauvais état, mais il garde tout de même des témoignages intéressants. L’origine de la chapelleIl faut avouer qu’on ne sait rien de l’origine de ce lieu de culte.Nous avons conservé le registre d’un «dénombrement» effectué quelques années avant la Révolution de 1789.Ce registre s’ouvre sur un chapitre intitulé «Des lieux sacrés». On y signale l’église paroissialle, avec le cimetière, au Plan, plus une autre église à St Paul, avec le cimetière plus une chapelle avec le cimetière au Fonds de la Vielle, dédié à Ste Magdelainne.Les deux premiers édifices sont encore debout, mais le troisième a complètement disparu. Peut-être un petit oratoire en bord de route témoigne-t-il de son existence. Mais rien n’est moins sûr.Par contre aucune mention n’est faite de la chapelle Saint-Jean-Baptiste.Faut-il en conclure que sa construction est postérieure à la Révolution ? Certainement pas. Si cela avait été le cas, on en aurait très vraisemblablement gardé trace.D’ailleurs, Saint-Jean-Baptiste est traditionnellement vénéré dans des sanctuaires situés sur des hauteurs. C’est le cas à Saint-Jean de Ponlat, près de Montréjeau.L’édifice forme un rectangle de 13 mètres de long sur 6 de large, recouvert d’un toit à deux pans.Il se compose de deux parties : la chapelle proprement dite, plus un auvent. Une petite sacristie s’ouvre sur le côté de l’évangile. Elle est totalement en ruines.Entre l’auvent de la nef, il devait y avoir une grille de bois, telle qu’on en voit à la chapelle du Poumè à Portet-d’Aspet.L’intérieur était richement décoré : en effet, on voit encore un retable à colonnes et un autel, le tout en stuc. L’ensemble est manifestement du XVIIIe siècle.A en juger par les moulures restantes, et les traces sur le mur du fond, l’édifice devait être doté d’un plafond en voûte surbaissée, comme on en voit dans beaucoup d’autres églises des environs.Enfin, ce qui fait une des originalités de cette chapelle, c’est la cloche surmontée d’une croix, encore en état, même si l’ensemble qui la soutient donne quelques signes de faiblesse.L’avenirIl y a sans doute très longtemps qu’aucun culte n’est célébré dans cette chapelle. Mais la présence d’un très grand arbre, donnant une ombre abondante, au milieu du terre-plein, est le signe qu’on y venait en pèlerinage. Bien entendu, la végétation devient envahissante et on peut craindre le pire dans un avenir peu éloigné. La toiture a été étayée. Déjà il y a quelques années, le mur méridional avait été renforcé extérieurement. Au moment de la restauration de l’église paroissiale, les grilles de la sainte-table y ont été stockées. La toiture tient encore. Mais la ruine est inévitable, d’autant qu’aucun souvenir n’est attaché à ce lieu.Il convenait tout de même de le signaler, d’autant plus que son accès est facile depuis l’église.
La Maison d'Ustou, d'après J. DupinI. ‑ BREF HISTORIQUE SUR LA MAISON D'USTOU. ‑ La Maison d'Ustou tirait son nom de la Vallée d'Ustou et de la localité qui porte ce même nom, situées dans l'ancien pays du Couserans (Ariège). Elle se partagea en plusieurs branches, certaines subsistant intégralement telles qu'elles s'étaient formées, d'autres portant leur fortune et leur nom dans des familles étrangères. Ces branches, en se multipliant et en s'éloignant de leur tige, perdirent leur fortune et leur lustre et subirent le sort de tant d'autres Maison seigneuriales qui tombèrent dans l'obscurité (Dictionnaire de la noblesse de 1777, t. 12, 2e éd.)SEIGNEURS D'ESTADENS.‑ En 1571, Fritx ou François d'Ustou s'établit au château d'Estadens ; d'emblée il se qualifie seigneur d'Estadens, de Lamothe et de Cazaux. La même année il épouse Catherine de Faudoas‑Serrempuy, veuve de Jean de Binos, sieur de Cierp. II en eut trois garçons et trois filles. En 1585, par acte du 17 décembre, il acquiert du Domaine royal la terre et seigneurie de Mongaillard, dont il prend le nom, fondant ainsi la branche des d'Ustou‑Montgaillard, représentée après lui à Estadens parAu sein même de la seigneurie d'Estadens, se trouvait la seigneurie La Comère, formée par apanage d'un père à un fils ou à tout autre comme il était coutume à l'époque. |
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