Menu Content/Inhalt
Sengouagnet Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
  • Bulletin n° 2 (nouv. série) : A propos de "Sengouagnet" ou "Saint-Gouagnet"
  • Bulletin n° 2 (nouv. série) : Le pont de la Henne Morte


Sengouagnet a fait partie du consulat, puis de la "commune" d'Aspet jusqu'en 1835.
Sur le territoire de Sengouagnet se trouvait un château, propriété de la famille d'Encausse de Save, qui connut des heures glorieuses. Mais à la veille de la Révolution, il était pratiquement en ruines et son propriétaire dans la misère. Il n'en reste plus rien aujourd'hui. Il se trouvait sur un petit promontoire, entre le Ger et le Rossignol. Une ferme a pris sa place.

Image  Dans le quartier du Pont, existe encore une fontaine, dont la plaque indique "1837, commune de Sengouagnet",inaugurée juste deux ans après que Sengougnet a acquis son indépendance par rapport à Aspet. 

Le terme "Sengouagnet" est récent.
Dans le Censier de 1387, la paroissse porte le nom de "Ripagerio" (Rive du Ger).
Dans un dénombrement de 1665, apparaît le terme "Saint Goignet". Il est cité par P.-E. Ousset.
"Goignet" ou "Gouagnet" sont une déformation de "Jouannet", diminutif de Jean (= Jeannot).
La graphie "Sengouagnet" s'est imposée à la Révolution.
Mais un hameau de Castelbiague (canton de Salies-du-Salat) et un autre de Mercenac (Ariège) perpétuent la graphie "Saint Gouagnet".

La Vierge d'Esplas

Image 

Au carrefour des routes qui vont respectivement vers le col de Portet et vers le col des Ares, à la sortie de Sengouagnet quand on vient d'Aspet, se trouve un oratoire dédié à la Vierge.
Ce monument a été édifié pour remercier la Vierge d'avoir préservé le village d'une épidémie de choléra qui avait sévi dans les villages voisins.

 


 

La Henne-Morte,
Laubague et Coué det Cassé

Trois hameaux pittoresques dépendent de la commune de Sengouagnet.
Le hameau de la Henne-Morte est situé sur la route du col de Portet.
Laubague et Coué-det-Cassé sont sur la hauteur, avant d'atteindre La Henne-Morte.

Image 

La chapelle de Coué-det-Cassé a fait l'objet récemment d'une réhabilitation (cliché)

 

  

Quant à la chapelle de Laubague, elle a été démolie dans les années 1950. On n'a conservé que la statue de la vierge et la cloche, qu'on a réunies dans une sorte d'oratoire, dans le village même.

 

L'église paroissiale


 Image

Située sur la place centrale du village, elle a un clocher-pignon classique.

Elle a été totalement remaniée et agrandie au XIXème siècle.

 

 

 

A l'intérieur, des peintures au plafond en anse de panier et une série de fresques peintes par un maquisard russe, resté anonyme, à la Libération.

 

 

Image 

Les fresques représentent divers épisodes de la vie de Jésus. Ici, l'adoration des Mages et la fuite en Egypte.

L'artiste avait prévu de décorer aussi la chapelle en face.

 

 

Le château de Save

Situé près du confluent du Ger et du Rossignol, le château de Save n'a laissé aucune trace. I1 avait pourtant connu des heures de gloire. Déjà en 1875, l'instituteur de Sengouagnet notait : "Au lieu dit de Save, rive droite du Ger. existait autrefois un château dont il ne reste plus de trace".Il n'a pas dû survivre à la Révolution. Déjà à ce moment-là, selon les témoignages contemporains, seules deux pièces du rez-de-chaussée étaient encore habitables : les propriétaires étaient ruinés depuis longtemps déjà.La seigneurie de Save a longtemps appartenu à la famille d'Encausse. Un Jean d'Encausse est signalé en 1360.En 1483, Nicolas II d'Encausse achète à la veuve de Géraud de Mauléon les terres et le château de la seigneurie de Save.En 1497, son fils Nicolas IlI achète des fiefs nobles de Binos-Antichan à Moncaup et Cazaunous.En 1507, ce même Nicolas 111 achète à Roger d'Espagne-Montespan la moitié de la seigneurie d'Encausse.Nicolas IV, son neveu. laisse une partie de ses domaines à chacun de ses trois fils. Géraud, l'aîné, hérite du château de Save et il prend le titre de "baron" : c'est alors que la seigneurie connaît sa plus grande splendeur.D'après la tradition, Géraud aurait reçu en son château de Save un frère du roi de France. L'hôte et sa suite auraient été reçus de façon fastueuse, festivités et ripailles s'étant prolongées pendant une semaine.Il est vraisemblable qu'il ne s'agissait pas d'un frère du roi, mais plutôt de Gaston de Foix, qui fit irruption dans la baronnie d'Aspet vers 1550-1560. pour se faire mettre en possession des droits qu'il tenait de sa femme, Marthe d'Astarac. Peut-être Géraud voulut-il s'attirer ses bonnes grâces en le recevant "princièrement" dans son château.La seigneurie de Save se trouvait sur le territoire du consulat d'Aspet, qui comprenait les communes actuelles d'Aspet, Sengouagnet. Milhas et Razecueillé. Nicolas III avait d'ailleurs été gouverneur de la baronnie d'Aspet lorsque celle-ci était passée dans la famille de Foix.Géraud, qui porte les titres de baron de Save, seigneur de Régades et co-seigneur d'Encausse, achète. en 1575, la charge de capitaine-gouverneur de la ville d'Aspet. Il aura de nombreux démêlés avec les consuls de la ville, qui seront à l'origine de plusieurs procès. Les litiges seront résolus en 1622, la justice tranchant au bénéfice des consuls.Géraud ne laissera pas de descendance directe. Après sa mort, des querelles familiales et des divisions successorales affaibliront la puissance de la famille qui ne possédait plus, aux XVllle siècle, que quelques mesures de terre noble.